Politique épistolaire, hourra

Juin 2015

Pietrapaola / Résidence Kunsthalle (résidence d’art et autres choses)

Ici, pas de photo : le cœur de l’action est textuel.
L’idée, pas compliquée : écrire quatre lettres, les envoyer en tir groupé aux quatre destinataires, en un tout compact qu’un intermède aère, histoire de souffler.
En la circonstance, les quatre destinataires furent le directeur de l’université de lorraine, le président de la république française, l’inspecteur d’académie nancy-metz responsable de l’enseignement de la philosophie, et le proviseur du lycée claude gellée d’épinal.

L’intermède relate l’action des berlingots à graine de haricot marbré, distribués aux élèves à la veille des grandes vacances : ahha, ce n’est jamais la fin desdits !

Je ne peux que vous inciter à tenter l’exercice.
Ce n’est pas chose facile, mais chose hautement nécessaire, oui, que de savoir ce que nous voulons dire à ceux qui décident pour nous.
Ce que nous voulons dire, dans un poème citoyen.

L’ensemble contient 80 pages en format livret A5. A ce jour, je n’ai reçu aucune réponse. Eu un écho d’une réaction d’un des destinataires, qui n’a pas semblé prendre beaucoup de plaisir à la lecture, mais s’est cru accusé et senti en danger.

Point trop n’en faut, quoique pas assez non plus.
Roman Gary écrivit une lettre d’amour aux hommes politiques. Est-ce que ce n’est pas aussi, sinon plus pertinent que cette masse de pamphlets, satires, caricatures que nous portons en héritage ?
Si c’est le discours qui est le propre de l’homme, alors nous nous coltinons d’emblée le sens de la justice. Qu’en faisons-nous ?